Conseils d’experts pour la santé et le bien-être de ton cheval

Sweet Itch in Horses: The Science Behind the Itch (and What Actually Helps)

Conseils d’experts pour la santé et le bien-être de ton cheval

La dermite estivale chez le cheval : la science derrière les démangeaisons (et ce qui aide vraiment)

par Valerie De Clerck le juil. 06 2026
La dermite estivale du cheval est une affection allergique systémique entraînée par les éosinophiles et l’IL-5, et non par le schéma de la « molécule des démangeaisons » dominé par l’IL-31 que l’on observe chez l’humain et le chien. Chez le cheval, le récepteur de l’IL-31 est associé à la forme sévère, tandis que l’IL-31 elle-même indique la forme plus légère (Jebbawi et al., 2024). Ce mécanisme explique pourquoi les antihistaminiques sont peu efficaces chez le cheval, et pourquoi l’évitement physique des moucherons (couverture à tissage serré, mise à l’écurie à l’aube et au crépuscule, ventilateurs) reste l’outil de gestion le plus solidement étayé par les preuves (Marti et al., 2023). L’alimentation soutient l’équilibre de base mais ne guérit pas la maladie : les oméga-3 sont le seul changement alimentaire testé directement dans cette affection, et des apports suffisants en zinc et en vitamine E soutiennent la barrière cutanée et la fonction immunitaire. À l’horizon : l’immunothérapie allergénique a apporté une amélioration de plus de 50 % chez 89 % des chevaux traités au bout de deux ans, et un vaccin IL-5 a réduit les scores des lésions dans un essai contrôlé par placebo. Les deux ciblent le mécanisme, et les deux sont encore en développement.